Lorsque Don’t Nod revient sur le devant de la scène avec un nouveau jeu, les attentes sont naturellement élevées.
Connu pour ses récits captivants et ses personnages émouvants, le studio nous offre Lost Records : Bloom & Rage, une aventure narrative prometteuse qui transporte les joueurs dans un voyage à travers deux époques distinctes.
Cet article explore cette nouvelle œuvre en détail, mettant en lumière ses caractéristiques uniques, son style visuel saisissant et son potentiel émotionnel.
Sommaire
Une plongée dans deux époques
Lost Records : Bloom & Rage se distingue par sa structure temporelle unique, divisant l’histoire entre le passé et le présent. Le joueur incarne Swann, une adolescente introvertie qui doit faire face à des souvenirs enfouis de l’été 1995.

Cette période, marquée par des moments à la fois joyeux et tragiques, voit Swann et ses amies Nora, Autumn et Kat nouer des liens indéfectibles avant qu’un événement mystérieux ne bouleverse leur existence.
Dans la trame contemporaine, ces mêmes personnages, désormais adultes, se retrouvent après trente ans de séparation. Les flashbacks dynamiques rappellent ceux de séries telles que « Yellowjackets », apportant un savant mélange de nostalgie et de suspense. Le joueur est invité à reconstituer un puzzle complexe, chaque découverte du passé éclairant les mystères du présent.
L’équilibre entre passé et présent
Le constant va-et-vient entre les deux époques crée un rythme palpitant et permet d’approfondir chaque personnage.
Les interactions entre les anciennes amies révèlent des couches de personnalité et mettent en perspective leurs réactions face aux événements du passé. C’est un exercice délicat mais maîtrisé, rendant le récit fascinant tout en évitant les temps morts.
Des décors immersifs et nostalgiques
L’un des points forts de Lost Records : Bloom & Rage réside incontestablement dans sa réalisation artistique.
En utilisant le moteur Unreal Engine 5, Don’t Nod Montréal a su créer un environnement visuel qui mélange réalisme et stylisation.

Les décors de Velvet Cove sont baignés d’une lumière chaleureuse, accentuant l’ambiance estivale des années 90, puis contrastant avec une palette plus sombre pour le présent. Qu’il s’agisse des environnements naturels ou urbains, chaque segment du jeu est conçu pour plonger le joueur dans une atmosphère authentique et émotionnelle.
Cependant, quelques défauts techniques peuvent apparaître, notamment une certaine rigidité dans les textures des vêtements de personnages, ce qui peut distraire, mais n’entame pas significativement l’immersion globale.
Des références culturelles
Pour les membres de la génération Y, le jeu offre une mine de clins d’œil aux années 90 : posters de groupes mythiques, cassettes audio et autres reliques culturelles parsèment l’environnement de jeu, créant un lien immédiatement identifiable pour ceux ayant grandi durant cette décennie.
Ces touches nostalgiques enrichissent encore l’expérience, faisant de Lost Records : Bloom & Rage bien plus qu’un simple jeu vidéo, mais un véritable saut dans le temps.
Le concept narratif et les choix
En digne héritier de Life is Strange, Lost Records : Bloom & Rage met l’accent sur une narration puissante et interactive.
Chaque dialogue et choix réalisés par le joueur ont des répercussions directes sur le déroulement de l’histoire. L’empreinte laissée par ces décisions dépasse souvent l’instantané pour influencer profondément les relations entre les personnages principaux.
Nouvelle innovation notable, le système d’affinité permet au joueur de mesurer l’impact de ses décisions sur les liens amicaux entre Swann et ses amies. Chaque interaction contribue soit à renforcer, soit à fragiliser ces relations, ajoutant une dimension stratégique et une réelle implication émotionnelle.
Les mémoires de Swann
Une autre particularité réside dans les « mémoires » de Swann Holloway, de courtes séquences filmées par l’héroïne.
Ces capsules animées agissent comme des collectibles, enrichissant l’intrigue principale tout en offrant des perspectives supplémentaires sur les expériences passées des personnages.
Certaines de ces mémoires sont cruciales à la progression de l’histoire, tandis que d’autres s’avèrent purement décoratives, récompensant les joueurs les plus curieux.
Perspectives et attentes
Le premier épisode, intitulé « Bloom » , se concentre principalement sur la formation des relations entre les personnages et l’exploration des dynamismes de groupe.
Le second épisode, « Rage » , promet de dévoiler davantage de conflits et de secrets enfouis, augmentant le niveau d’intensité dramatique.
Cette division en deux parties permet de maintenir un équilibre entre le développement narratif et les révélations progressives.

La répartition en deux parties (TAPE 1 et TAPE 2) rappelle également les formats analogiques des années 90, ajoutant une couche supplémentaire de nostalgie et d’authenticité.
Les fans (nous compris) attendent avec impatience la suite de l’épopée pour découvrir comment les intrigues se dénoueront et quelles nouvelles épreuves attendent nos héroïnes.
Une œuvre dans l’ensemble réussie
La qualité graphique, bien que globalement au rendez-vous, pourrait bénéficier de quelques ajustements pour rectifier les problèmes de texture observés lors de nos tests initiaux. De tels ajustements pourraient améliorer encore davantage l’immersion.
Cependant, l’attention au détail et le soin apporté à la direction artistique constituent la signature de Don’t Nod, gage de leur engagement envers la création d’expériences narratives inoubliables.
Jeu offert.
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